Prophétie

Publié le par Xahel Dale

Trois hommes entrèrent dans la salle tout en gardant un œil sur le détenu qui était allongé sur son lit de paille. Ce dernier les toisa mais ne fit aucun commentaire. L’un des arrivants s’avança vers le bord de la cellule et désigna le prisonnier.

« On nous a informé que vous avez eu une prédiction. Je vous écoute. »

« Tu m’as l’air bien sot de quémander mes visions ainsi, Argus le vénérable » Répondit le détenu sans quitter les pailles.

« Ne commence pas, tu sais pertinemment comme cela va finir si tu cherche les ennuis. » Répliqua le dénommé Argus.

Dans son dos, l’un de ses compagnons rit d’un air mauvais.

« Ton rire est toujours aussi mélodieux qu’une scie entrain de couper le bois ou tu t’efforcer d’être effrayant Solian. Cela impressionnent peut-être tes troupes, commandant mais …. »

« Silence maudit bâtard, ou tu vas tâter du fouet et nous savons aussi bien l’un comme l’autre que tu répugne la torture. » Eructa Solian en s’avançant vers la lumière. Son armure au reflet doré se constella de petits feux. « Maintenant dis ce que tu as dire ! »

Le détenu soupira et se releva. S’avançant jusqu’aux barreaux de sa geôle, il regarda Argus et énonça : « Des plaines fertiles s’élèvera la pourriture, pendant le rite du commencement. De ses crocs il détruira le futur, vous amenant un futur prétendant. »

« Trêve d’énigme tu sais aussi bien que nous que le temps presse. Donne-nous l’emplacement ! » Aboya Solian. Argus posa un main pour retenir son compagnon prompte a s’énerver.

« Les plaines fertiles, cela fait une très grand territoire. » Fit pensivement Argus. « Ne peux-tu pas nous en dire plus ? »

« Les futurs sont changeant mais néanmoins il reste dans l’ouest essentiellement. Je ne peux pas être plus précis car je ne reconnais pas la région, peut-être que si je sortais plus souvent. » Commença le prissonier.

« Ne joue pas non plus avec nous. Donc l’attaquera débutera en Prétori, le territoire reste vaste mais cela permet de limité le champ d’investigation. Commandant, préparez vos hommes, je vais réunir quelques confrères pour vous épauler. » Fit Argus.

Solian sorti en courant, sans arrêter de pester contre le détenu. Argus se tourna vers le troisième homme.

« Commencez a aller chercher Zoltan et Ferrul, ils pourront partir avec la troupe, je vais voir si je ne peux pas mettre la main sur Bérénice et Holrick, je pense qu’ils nous seront utiles. »

« Vous n’arrivez jamais à l’arrêter avant que le village ne soit qu’une ruine. » Dit le prisonnier en se grattant le visage

« Si nous avions plus de temps, on aurai pas a déplorer la mort de toute une communauté. »

« Que vaux la mort d’une centaine quand la multitude peut survivre ? » Remarqua le captif.

Argus ne se retourna pas et continua a réfléchir. « Parfois Airan, je me demande comment vous avez fait par le passé. » Fini-t-il par dire.

« Simple question de vision mon cher, simple question de vision. » Répondit le prisonnier, « maintenant si vous pouvez me laisser à ma solitude ? »

« De toute façon, je doute que vous puisiez partir ainsi. » Répliqua Argus d’un air mauvais.

« Mon salut viendra de l’un des votre. Un être au cœur pur qui sera la vérité. »

Le vénérable secoua la tête et précéda son acolyte vers la sorti.

Ils émergent du bâtiment et débouchèrent sur l’esplanade. Le commandant Solian était entrain de donner des ordres pour rassembler des hommes.

« Vénérable, j’ai peut-être une solution pour éviter d’avoir des entrevues aussi pénible. » Dit finalement l’homme à côté d’Argus. Se dernier le regarda avec grande attention « j’ai cru entendre dire que les soldats se plaignent du bruit qu’il fait lorsqu’il a une vision. Nous pouvons tourner cela à notre avantage en lui assignant un garde afin de recueillir les informations »

Les yeux du vénérable brillèrent intensément.

« De plus si nous formons les gardes à devenir des gardiens, ils pourraient alors interpréter ses dires. »

« Je dois dire que votre idée est lumineuse, bien plus même, Nous devrions essayer avec un contrôle total sur les gardes. » Argus était déjà dans ses pensés alors que son acolyte prenait congé de lui afin d’accomplir ses tâches. « J’aurai ma revanche sur ce qui tu as fais Airan, tu n’aurais jamais du faire ceci ! » Marmonna le vénérable dans sa barbe avant de se diriger vers le quartier du sommeil.


 

Publié dans Histoire fantaisie

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