Larbin du donjon 1\3

Publié le par Xahel Dale

Voici, lectrice/lecteur qui me lis, le début de l'histoire. Je découpe les premières pages en 3 fragments, pour éviter de faire des pages trop grosses. En espérant que l'histoire te plaise.

Il se demandait ce qu’il faisait encore, tandis qu’il progressait dans les enchevêtrements de racines. Quelques minutes plus tôt, il s’était glissé dans le sol sous d’un manoir en ruine, comme le disait la pancarte qu’il avait trouvé, rien d’anormal pour cet explorateur en herbe, mais depuis le début de sa marche, il s’inquiétait un peu. Avait-il fait le bon choix ?

Il avait trouvé ce passage en lisant un magazine qu’il avait trouvé au près d’un marchand ambulant. Le genre de personne qui traverse une fois par mois son village. Il avait payé de ses maigres possessions pour assouvir son besoin de connaissance du monde extérieur.

Le soir, alors que ses parents étaient endormit, Pallen avait rallumé une bougie, se promettant de travailler plus pour la rembourser, chose qu’il ne faisait jamais, appauvrissant davantage sa famille. Assis sur le tabouret, dans un coin de la maison, il avait lu avec attention les nouvelles récentes.

Le magazine commençait toujours pareil. D’abord le magazine faisait l’éloge de la vie d’aventurier, de l’argent à se faire, des nouveaux groupes qui commençaient à être connus, comme les Taureaux de Glukos ou les Hyènes de Ravix. Un encadré expliquait les exploits récents de ces deux groupes qui avaient vaincu deux donjons en l’espace d’un nonade.

Les deux pages suivantes expliquaient la composition de ses groupes et l’auteur décrivait cela comme étant révolutionnaire. Les taureaux étaient une groupe de six combattants, avec deux paladins et le reste en guerrier ou spadassin. Les hyènes avaient une autre système car selon l’article, tous étaient adeptes des ombres, des assassins et des magiciens, un groupe très discret en somme.

Les pages centrales étaient les plus importantes, selon Pallen, car c’étaient là qu’était expliquait les journées des meilleurs groupes d’aventuriers, le tout completé d’interview, de vente d’objets ayant appartenu à des légendes, les différents lieux qu’il fallait visiter ou les éventuels emplacements de donjon des créatures du mal.

Les dernières pages étaient principalement des petites annonces où les groupes d’aventuriers recherchaient des membres spécifiques pour compléter leurs groupes. Il y avait parfois des annonces pour du travail autres, proposé par de riches marchands. Tout cela le faisait rêver mais il n’avait pas encore décidé de quitter son foyer. Du haut de ses vingt quatre ans, il n’avait jamais connus que le village, la ferme, la forêt autour et le village de sa grand-mère, à trois jours de marche.

Tandis qu’il survolé la page de recrutement, son regard se braquait sur une annonce en particulier. C’était une annonce de recherche d’assistant pour gérer un commerce lucratif. Il n’y avait pas besoin de qualification particulière mais il fallait être débrouillard et savoir lire. Le revenu d’une nonade était supérieur à quatre mois de travail à la ferme.

Pallen ne savait pas pourquoi mais il se sentait inspiré par cette annonce. Il avait déjà manqué de partir plusieurs fois pour rejoindre une troupe d’aventurier mais jamais il n’avait senti un appel aussi puissant. Dans son fort intérieur, il vibrait.

Il prit la décision d’aller voir pour ce poste et même si l’idée de ne pas réussir lui traversa l’esprit, il ne se laisserai pas abattre pour une fois, pas comme la fois où il devait garder les cochons de sa grand-mère et qu’à cause d’une petite sieste, ils avaient ravagés le potager de tout le voisinage.

 

Non pour une fois, il irai jusqu’au bout. Enfin il espérait. Au petit matin, encore fatigué de sa courte nuit de sommeil, il avait tenu un discours plein de détermination à ses parents. Si dans son cerveau, les mots étaient plein de volontés et de fierté, d’exaltation de l’aventure et de la fortune à venir, dans sa bouche, c’était plutôt une bouillie de mot, que ses parents mirent beaucoup de temps à comprendre.

Après une heure pour essayer de leurs expliquer pourquoi il devait partir, il fini par dire qu’il allait voir la grand-mère, dans le village voisin. Ça lui laissait presque une semaine pour trouver le lieu d’entretien et revenir avec la gloire qui l’attend. D’abord surpris par son initiative, ses parents le félicitaient de s’occuper des vieilles générations avec un tel engouement et que pour une fois, ils soutenaient son projet.

Son père était un ancien soldat, qui avait combattu durant la dernière grande guerre entre les royaumes, il y a une trentaine d’année et en cela, il ne voulait pas laisser sa descendance faire des folies et connaître les affres de la violence. Sa mère était une fille de la campagne et elle gérait avec une poigne certaine, l’ensemble des biens familiaux mais en matière de violence et d’actes de force, elle laisser le travail à son mari.

 

Un peu avant le zénith, il était équipé pour son voyage. Deux peaux traités pour dormir le soir, des rations pour deux jours car c’était tout ce dont pouvait se passer ses parents, un ensemble silex et amadou et un sac pour transporter tout cela. Sur le pas de la porte, il se retenait de ne pas jubiler car cela aurait alarmés ses parents. Avec un salut solennel, il promit de revenir rapidement et il sortit de la maison.

Tout le long du chemin jusqu’à la sortie du village, il pouvait sentir le regard de ses parents mais il ne se retourna pas, il ne voulait pas montrer qu’il était en train de paniquer. Quand il s’engagea sur la route, il poussa un long soupir de soulagement, voyant que son père ne l’avait pas suivie aussi loin.

Il sorti une nouvelle fois son magazine et il regarda l’adresse de l’annonce. Une vieille maison au milieu de la forêt avoisinante, qui était en restauration selon l’article. Il regarda les indications de direction et il commença sa route.

 

Si la première journée de marche se passait dans l’excitation et l’envie de découvrir plus, la pluie durant la nuit avait refroidit son enthousiasme. Au petit matin, mangeant un bout de pain qui avait déjà durci, il ronchonnait contre la malchance. Mais il s’était décider de ne pas faire machine arrière. Après tout son avenir était au bout d’un chemin.

Pendant la journée, il regardait souvent les indications. « Sur la route du …., trouver le sentier de fleurs mauves, tourner à droite et le suivre jusqu’au manoir. » Rien de plus simple si on suit les indications mais alors que la seconde journée commençait à se coucher, il n’avait toujours pas trouver le sentier de fleurs mauves. Ou alors, il était passé devant sans s’en rendre compte et il devait faire machine arrière.

Son esprit tournait à plein régime et il commençait à se détester car il sentait la panique monter en lui. De plus la forêt qui était si calme d’ordinaire, semblait s’agiter et chaque fourré semblait avoir une volonté et un appétit dévorant. Il se maudit d’avoir lu une histoire où un groupe s’était fait attaqué dans un donjon par une plante carnivore et qu’elle avait mangé la prêtresse du groupe.

Il était sur le point d’abandonner quand il remarqua une forme violette dans les fourrés, à la forme et à l’odeur, il savait que c’était du lilas. Il en donnait parfois aux animaux quand il ne faisait pas attention. Il resta un moment à contempler la fleur, en cherchant au alentour pour reste du parterre de fleurs que décrivait l’annonce. Non la fleurs était seule au milieu de nul part mais il lui semblait qu’un chemin était visible.

Il fit bouger sa bouche, faisant craquer le cartilage de son nez. Il fait cela quand il était en intense réflexion et cela horripilait sa mère. N’écoutant que son courage ou son manque de logique, il prit le petit sentier de chèvre en se disant qu’il rebrousserait chemin au besoin. Il avait encore le temps.

 

Continuant le sentier, il passait son temps à se retourner, cherchant d’autres fleurs. Il ne voulait pas se tromper, il en avait pas besoin. Le soleil déclinait petit à petit quand il remarqua une trouée dans le bois. Son cœur se mit à battre à tout rompre car il voyait une structure, du moins des fondations sur une colline, au milieu d’une clairière. Il était arrivé à destination, pour une fois la déesse de la chance était avec lui. Il se rua alors vers la colline, débordant de joie.

Il courut aussi vite qu’il pouvait et il se rua vers le seuil du manoir. Il s’arrêta, incrédule, devant la porte car cette dernière n’était pas dans sa charnière. Il n’y avait d’ailleurs pas de porte. Il cligna les yeux une fois mais rien ne changeait, il n’y avait simplement pas de porte.

Il posa son regard sur le bâtiment reculant petit à petit pour prendre connaissance de la structure. La moitié du manoir était détruit. Les fenêtres avaient volés, une partie de la toiture était arrachée et un mur semblait totalement effondré. Il n’en croyait pas ses yeux, il s’était probablement trompé d’endroit.

Dans son esprit, beaucoup de chose tournaient, notamment le fait qu’un manoir abandonné, au milieu de nul part, était souvent un lieu maudit, propice aux morts vivants et autres saletés maléfique.

Il resta pétrifié quelques secondes, son esprit imaginant le pire des scénarios pendant que le soleil déclinait à l’ouest. Il déposa son sac, sorti son magazine et relu l’annonce. Il était écrit recherche gestionnaire pour domaine en expansion. Peut-être que le noble avait hérité des terres ou ils les avaient achetés comme cela se faisait parfois. Il bougea sa lèvre, faisant craquer son nez. Il prit la décision de rebrousser chemin, il s’était fourvoyé, il n’était probablement pas fait pour l’aventure ou un autre métier. Il n’avait plus qu’à retourner à la ferme après être passé voir sa grand-mère et trouver une fille bien, se marier et faire des enfants avant de mourir.

Pour cela, il devait mettre fin à son rêve, celui de découvrir le monde. Il resta quelques secondes interdits, il n’allait quand même pas abandonner ? Après quelques minutes, retenant ses larmes, il commença à rebrousser chemin. L’esprit ailleurs, comme endormit par sa décision, il ne remarqua pas la planche de bois au sol et il se cogna le pied dedans.

Poussant un juron bien senti, il regarda la cause de sa douleur. C’était une pancarte tout ce qu’il y a de plus banale, il la retourna et il prit le temps, avec la lumière déclinante, de la lire.

«  Pour l’embauche de gestionnaire, trouver la porte dans la cave, je vous attendrais au bout du chemin. »

Le noble était donc vrai, la pancarte n’était pas vert moulu mais a peine salit, elle était donc très récente. Son cœur gonfla à nouveaux, il n’était pas trop tard pour ce poste, glissant la pancarte dans son sac, il se dirigea dans la maison, laissant de côté son appréhension. Il fouilla un peu jusqu’à trouver, dans le cuisine, un petit escalier qui semblait en peu branlant. Il marqua un temps de pause, posant son pied gauche sur la première marche, pour tester la solidité du bois. Ce dernier grinça mais ne s’effondra pas.

En partie soulager, il descendit l’escalier en faisant très attention à ses pas. Arrivé en bas, il alluma une torche qu’il avait apporté et il regarda autour de lui.

La cave était une pièce rectangulaire et elle devait servir de cellier car il y avait beaucoup d’armoire et d’étagère vides. ‘’Drôle de place pour le cellier, la vermine peut facilement entrer ici’’ pensa-t-il. Il trouvait décidément que les nobles avaient des idées assez étranges.

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