Larbin du donjon 3/3

Publié le par Xahel Dale

Le mage était en train de lire plusieurs parchemins puis il regardait dans sa bibliothèque.

« - Hum, Va boucher la porte de la cave avec des gravats et des éboulis. Ensuite tu reviens ici.

- D’accord mais, euh, la route pour la cave ? Le nouveau gestionnaire semblait mal à l’aise de retire un peu plus longtemps son maître, d’autant que ce dernier ne semblait pas avoir beaucoup de patience.

- Comment ça ? Le mage levait les yeux de son ouvrage, il semblait perplexe.

- Je ne connais pas la route, vous m’avez, faits venir ici.

- Ah oui… je t’ai téléporté c’est vrai. Il se gratta la barbe avec son index. C’est simple, c’est tout droit.

- Je vois. D’accord. J’y vais alors ?

Le mage avait reprit sa lecture.

- Euh, et si des aventuriers reviennent ?

Le mage releva sa tête de son livre, poussa un soupir d’exaspération. Il incanta un sort et la surface du miroir reflétait l’entré. Il n’y avait personne. Sans un autre mot, il balayait d’un geste de la main en direction de son nouvel employé.

Ce dernier regarda le miroir encore quelques instant, haussa les épaules et il sorti de la pièce.

 

En arrivant devant l’entré, il resta un moment interdit devant le sang qui était absorbé par le sol. D’ailleurs il faisait attention au détail mais c’était de la terre, le tunnel avait été creusé et consolidé mais il y avait de la terre partout. Il se grattait pensivement le menton où poussaient quelques poils de barbe, pourquoi avoir décider de créer quelque chose sous terres alors qu’il y avait beaucoup d’espace en surface ?

« - Je te vois prendre ton temps, dépêche toi si tu ne veux pas expérimenter ma colère. »

Le nouveau gestionnaire regardait autour de lui, cherchant son maître mais ne voyant rien il se dit que ce dernier n’avait pas retiré la vision du miroir. Il regardait les poutres à côté du lieu de l’attaque et il étudiait les symboles. Les runes étaient très discrètement il pouvait les voir car il savait qu’elles étaient là. Il les regardait avec curiosité, espérant découvrir leurs significations. Après quelques secondes il se désintéressa de cela. Pallen reprit son inspection, il pouvait largement faire un semblant de mur avec de la terre, masquer l’entrer mais il n’avait pas assez de matériel pour cela.

Il cherchait autour de lui de quoi utiliser mais il n’y avait rien. Il n’avait pas vu non plus de matériel dans le bureau du maître. Il se réfléchissait et son nez craqua lorsqu’il fit son mouvement de bouche. Rien d’y habituel pour lui mais le bruit était amplifié par le tunnel, ce qui le fit sursauter. Après quelques secondes où son cœur s’était emballé, il éclata de rire devant le côté incongrue de la situation.

Il décida d’entrer dans la cave et il cherchait ce dont il avait besoin, mais il commença par allumer une torche. Enfin éclairé, il fit le tour de la cave et il découvrit plusieurs seaux, une pelle et du bois.. Il stockait le tout à proximité de la porte. Plusieurs fois, il regardait vers l’étage principale mais la nuit était la et il préférait ne pas faire le tour du manoir. Il avait clairement peur mais il essayait de se donner des raisons pour éviter de paraître pour un lâche.

Il rapportait ses trouvailles dans le tunnel et il utilisa son matériel pour commencer à creuser et stocker de la terre dans les seaux. Il commençait à faire s’élever un petit mur de terre, quelque chose de basique.

Le travail lui prit énormément de temps, il était couvert de sueur à force de déplacer cette terre, il avait faim et il était fatigué mais son petit mur de terre semblait pas décider à grandir. Il était en train de parcourir le couloir principale. Creuser dans la parois lui avait pris une grande partie de la journée mais il voulait agrandir l’espace pour en faire une salle. Il en avait discuter avec maître Kænor, qui avait approuver l’idée de la salle de défense où des gardes, qu’il devra recruter plus tard, viendrait ce battre pour le donjon.

Selon le livre, tout bon donjon était tenu par des créatures puissantes, capable de repousser les envahisseurs. Il avait entendu de nombreux conteurs déclamer des histoires de combats épiques dans les donjons, des hordes de morts vivants, d’orques et autres créatures viles.

 

Pelle sur l’épaule, il regarder les seaux de terre, remplit à rabords. Il devait maintenant les vider. Il n’avait pas encore prévu un espace pour cela et donc il détruisait régulièrement le mur qu’il avait fait devant la cave.

A chaque fois qu’il le faisait, maître Kænor en profiter pour lui transmettre un message télépathique de moquerie. Leur relation maître serviteur étaie cordiale, il y avait des taquineries bien sur mais rien de trop dégradant. Le maître passait son temps dans son bureau chambre, à lire et à étudier même si il le menaçait de temps à autre pour que le travail avance plus vite.

 

Pour éviter ce genre de chose, Pallen souleva le premier seau et il se dirigea vers le bout du couloir.

Au troisième retour, il entendit un bruit. Un genre de grattement, comme si quelqu’un arrachait la terre avec ses mains.

Ce bruit, totalement incongru dans le calme du futur donjon, semblait venir de partout.

Pallen déposa le seau vide et il prit en main la pelle qui avait fixé à son dos. Il n’avait pas d’autres armes et il ne savait pas ce battre mais ainsi équipé, il se sentait déjà plus rassurer.

Le souvenir de sa rencontre avec les aventuriers le ramena à la triste réalité. Il n’était définitivement pas prêt même pour un combat contre des novices.

 

Il cherchait la source du bruit, tout en essayant de prévenir maître Kænor mentalement. Il n’avait pas comprit que la communication ne fonctionnait que lorsque le mage décide d’ouvrir la communication.

Le son ce fait plus rapprochait et Pallen posa son oreille contre la parois droite du couloir. C’était bien un grattement, frénétique même, comme une bête qui tenté de percer le mur.

Des petits morceaux de la parois s’effritèrent et tombèrent tout autour de lui, il avait trouver le point d’entré mais il s’écartait un peu.

Dans son esprit, Pallen était partagé dans l’idée de courir rejoindre Kænor pour facilité la victoire mais il avait peur que si il ne faisait pas un effort pour défendre le donjon, son nouveau foyer, il risquait d’en subir les conséquences.

Il prit la décision qui s’imposait, il allait tenir un peu puis fuir, histoire de garder un peu d’estime de lui tout en admettant qu’il n’est qu’un larbin.

D’autant que la terre commençait à être ouverte et qu’une fissure de la taille d’un enfant était apparut.

 

Il arma son coup, attendant que l’intrus passer le trou qu’il était en train de creuser.

Le terre s’était accumulé autour de la nouvelle entré et une forme, couverte de terre et de poussière entra dans le boyaux.

Pallen poussa un cri et donna un coup de pelle mais son coup ne toucha pas sa victime qui esquiva d’un petit bond sur le côté.

Dans un mouvement brusque, la silhouette tira quelque chose et une explosion retenti dans le couloir. Un Bam, que Pallen n’arrivait pas à identifier. Un nuage noirâtre s’éleva de la silhouette

« - Ktisss. » La silhouette émit ce son très étrange et elle lança son pistolet sur Pallen.

Il avait entendu parlé de ces étranges armes, venue des peuples de montagnes, une arme d’une puissance redoutable, capable de tuer un homme en armure. C’était très rare et terriblement couteux, pourtant la silhouette l’avait envoyé sans scrupule.

Pallen comprit qu’il ne pourrait jamais gagner contre un combattant expérimenté, qui utiliser tout ce qu’il pouvait pour gagner. Il devait retrouver maître Kænor.

 

Le problème, c’est qu’il était de l’autre côté du couloir et que l’intrus était entre eux. Ce dernier dégaina un couteau, qu’il pointé de manière menaçant devant lui. Il brassait dans l’air, comme pour avoir l’air intimidant mais Pallen prit quelques secondes, tout bougeant sa pelle pour ce protéger au mieux. L’intrus était petit, cachait sous une cape. Sa main, celle qui tenait la dague, ressemblait à une main humaine mais elle était couverte de fourrure et avec des longs ongles ou des griffes.

L’individu tenta une attaque mais Pallen frappa aux jambes, le forçant à faire un nouveau bond pour esquiver l’arme. Mais dans sa précipitation, il se cogna sur la parois.

N’écoutant que son courage, Pallen profita de ce moment pour s’élancer et courir le plus vite possible vers le bureau de Kænor. Prenant de la distance, il en profita pour jeter un coup d’oeil derrière lui.

Groggy, l’intrus prit un peu de temps pour ce secouer la tête avant de récupérer son pistolet, à quelques pas de lui. Et dans un mouvement, il commença à réarmer son arme.

Pallen courut aussi vite qu’il le put mais c’était le long couloir, en ligne droite, qui amener directement dans le bureau et il espérait que la faible luminosité aller perturber l’assassin.

Il savait maintenant qu’il lui fallait pas moins de trois cents pas pour y arriver et progressivement, à chaque enjambé, il se laisser dévorer par les ténèbres. Mais plus il s’avançait, plus le petit raie de lumière sous la porte était visible. Un éclat frappa sur la parois sur sa gauche et un peu de terre tomba au sol. Pallen cria de terreur, il ne devait pas ce battre, ce n’était pas ce qui était prévu dans le contrat. Son travail consisté à tenir le compte et aider, pas à se battre.

 

Dans sa fuite, il se cogna dans la porte qui était fermée. Il poussa un cri de surprise avant de se relever et de chercher fébrilement la clenche. Cette dernière s’ouvrit et Pallen s’engouffra et il ferma derrière lui.

La salle était la même, Kaenor était en train de lire un document et il n’avait même pas lever la tête pour regarder ce qu’il se passait.

Un second tir passa la porte, juste à côté de sa tête. Pallen glapit et il s’écarta de la porte.

 

Kaenor avait la tête des mauvais jours. Il avait déposé avec violence sa lecture et ses lèvres trémoussantes, il lançait des éclairs avec les yeux. Pallen s’était fixé de peur devant la colère visible de son maître.

Le maître du donjon se redressa lentement, il était terrifiant quand il se la jouait théâtral. Sa bouche s’ouvrit lorsque la porte fut défoncer.

 

L’individu entra dans la pièce et dégaina sa dague. Il arrêta son geste et il semblait observer. Kaenor était surpris mais ses lèvres remuées, en préparation d’une incantation.

« - Vous êtes le maître des lieux ? La voix de l’inconnu était un peu couinnante.

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D
A ce moment de l'histoire pas d'incompréhension de ma part :)
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L
merci topain :)<br /> hésite pas si tu as des remarques
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D
Ce petit récit est intéressant et bien écrit, BRAVO.<br /> J'ai hâte de lire la suite
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