Larbin du donjon 2/3

Publié le par Xahel Dale

Pallen laissa son regard errer, tandis qu’il bougeait sa torche pour éclairer davantage. Sur le mur de droit, entre deux étagères, il y avait un espace et ce qui semblerait être un couloir. Intrigué, il se souvenait de l’inscription de la pancarte, il réfléchit un moment avant de prendre la décision de s’engager jusqu’au bout. Il arma son esprit, renforça son cœur par de belles promesses et il se décida de progresser dans le tunnel.

Il calmait ses doutes en se promettant que tout ce passerai bien. Il marchait pendant quelques temps, se penchant régulièrement pour éviter un plafond trop bas. Pendant un certains temps il n’entendait que le bruit de ses pas et de sa respiration.

Le tunnel s’élargit au bout d’un moment et il discernait au loin une autre lueur. Quelqu’un se déplaçait. Le couloir était assez long pour qu’il ne voit pas qui arrivait mais il souriait, le noble arrivait, il allait pouvoir passer l’entretien et avoir le poste. Il entendait quelqu’un parlait et une autre voix lui répondre si il ne discernait pas les paroles, il restait interloqué par cela. C’était probablement un garde du corps, ce genre de chose semblait courant chez les gens de la haute.

Voyant la lumière se rapprochait, il décida d’attendre. Il regardait la lumière avec appréhension car il discernait maintenant trois formes. Deux grandes et une plus petite. Avec la proximité, il entendait enfin les paroles.

« - Ah ah, ce que je lui ai mit à l’autre la.

- En effet, un bien joli coup de hache mon cher Gurrin.

- N’oublions pas qu’il a prit un tir en pleine tête alors qu’il incantait, cela à du le distraire assez longtemps.

- Oui oui, on a bien vu, merci d’ailleurs, j’aurais jamais pu le transpercer sans cela. »

Le groupe était composés d’un nain et de deux hommes bien que celui de droite était plus longiligne et fluet comme un elfe. Si le nain ressemblait au gens de son espèce, petit, en armure lourde, probablement de la maille et de la plate et tenant une hache à deux mains, les deux êtres étaient semblait plus léger, l’un avait une lance à la main et le second portait une armure marron, probablement du cuir. Les trois individues étaient des aventuriers, couverts de sangs et de crasses. Ils marchaient d’un pas déterminés dans sa direction. Ils n’avaient pas l’air d’avoir pris conscience de sa présence et ils se vantaient d’un combat qu’il avait du avoir plus tôt.

 

Dans son esprit, s’était la panique, il ne savait pas quoi penser de cela, étaient-ils des assassins qui avaient tué le noble qu’il devait rencontrer, ou s’était-il trompé mais il ne pouvait pas retirer l’envie qu’il avait de les voir et discuter avec eux de leurs exploits. Le nain s’arrêta un moment en bougonnant et il semblait le remarquer enfin.

« - Foutre diable ! Un autre, probablement son laquais, on le bute. 

- Oh la barde, il est trop nul ce donjon. » Commenta l’archer en bougeant.

A cause de la mauvaise luminosité et la distance, il ne pouvait pas voir ce que faisait les aventuriers, une vive douleur à l’épaule droite lui arracha un cri. Il tourna le regarda et remarqua l’empennage d’une flèche. Perdu son regard continua le long de la hampe et il constata, tout en criant, qu’il avait une flèche dans l’épaule.

Les aventuriers lui avaient tirés dessus. Il entendait le rire gras du nain.

« - Au moins celui lui fait un beau bruit, le tue pas, j’aimerai jouer un peu avec lui, châtier le mal. » Les aventuriers avançaient toujours d’un pas lent, déterminés. Et lui il ne comprenait pas, il avait horriblement mal, ses yeux étaient remplit de larmes. Il lâcha sa torche et il commença à reculer en balbutiant des suppliques.

« -Arrêtez !! je je suis juste. »

Une seconde flèche se planta dans sa cuisse gauche, lui arrachant un autre cri de douleur. Il tomba au sol, sa main valide tenant sa cuisse. Il n’arrivait plus à parler et les aventuriers n’avaient pas l’air de vouloir le laisser vivre.

Une voix étrange parlait dans son esprit. « Touche le mur à ta gauche, juste en dessous de la marque. »

Les yeux embrumés de larmes, il leva la tête, cherchant qui était la personne qui lui parlait. Cela ne semblait pas être les aventuriers car ils commentaient ce qu’ils allaient lui faire subir. Les aventuriers étaient des personnes louables, pourquoi ils l’attaquaient ainsi.

« -Dépêche toi, touche ce mur ! »

La voix se faisait insistante et il remarqua une marque sur le mur, une espèce de glyphe étrange. Il ne comprenait pas mais il posa sa main dessus et autour de lui, tout disparut.

 

En rouvrant les yeux, il n’était plus dans le tunnel et les aventuriers n’étaient plus la pour ricaner devant de l’exécuter. Il se trouvait dans une pièce qui avait été ravagé par une tornade. Une table était retourné contre un mur, les étagères étaient a moitié démolies et des livres piétinées. Un miroir trônait fièrement sur un mur, intact au milieu du chaos. Mais ce qui le marqua le plus c’était le corps en robe couvert de sang. Si il n’étais pas à l'agonie, il aurait très probablement hurlé de terreur devant cette mort violente.

« - Bon c’est bon, ils partent. Ils pensent que tu es mon acolyte. »

Cette voix, celle qu’il avait entendu juste avant d’être conduit ici, emplissait la salle. Elle semblait venir de nul part et il n’y avait qu’un explication. Il était avec un mort vivant ou pire une âme errante !

« - Ils n’auraient jamais du être la, il est beaucoup trop tôt, j’ai a peine eu le temps de m’installer. Ça doit être un coup de mon cousin, toujours la pour mettre le merdier dans ma vie ce fumier, mais je me vengerai, dès que tout sera rentré dans l’ordre. La voix se déplaçait dans la pièce, c’était forcément un spectre dévoreur, c’était la seule explication. Elle attendait juste qu’il meurt.

« - Ah je te jure, ils vont m’entendre parler à la prochaine réunion, même pas arriver qu’on tente de me saboter. Oh tu m’écoute ?

- Ne me mangez pas ! Je veux pas mourir !  Hurla-t-il en essayant de se recroqueviller.

- Mais non sombre crétin, je me suis pas emmerdé à te soigner si c’est pour te voir mourir maintenant.

- Qui êtes vous ?

- Le maître des lieux, enfin pour le moment de ce dépotoir.

- Mais vous êtes mort !

- Mort ? Mais non, je ne… Ah oui j’avais oublié. »

Debout au dessus de lui, un homme apparaissait dans sa nudité intégral. Il était assez jeune et peu musclé mais il avait un une manière d’être qui respirait la personne instruite.

«- voila, j’ai retirer l’anneau. »

Il regardait le cadavre au milieu de la salle et l’homme, ils étaient jumeaux.

« - Votre jumeau est mort et vous…

- Mon jumeaux ? Non c’est un pantin magique qui prend ma place quand ça va pas. Je gérer comme ça ma survie. Ça aide parfois avoir des connaissances.

- Hein hein, vous êtes nu vous savez.

- Et toi tu es à l’article de la mort sur mon sol, donc je serai toi, je me tairais. »

L’homme nu lui envoya une fiole de couleur verte. Il en avait entendu parlé mais il n’avait jamais vu cela avant. C’était une potion de soin, capable de soigner des blessures graves en laissant que peu de cicatrice, efficace pour les donjons.

Dans l’empressement, il commença à déboucher le fiole mais il fut rappelé à l’ordre.

- Retire au moins les flèches avant de boire car cela ne fera pas effet sinon. »

Qu’il était bête, s’était logique mais qui pensait à le faire quand on souffre aussi atrocement. De sa main valide, il commença à tirer la flèche vers lui.

- Non, pousse la vers l’autre côté et fait la sortir des deux côtes puis casse la. Ensuite tu retire tout. »

L’homme nu continuait à lui dire quoi faire mais jamais il ne l’aidait plus. Il semblait absorbé par ce qu’il voyait. Dans son esprit, Il voulait l’insulter, être méchant devant cet homme étrange et nu. Il voulait l’appeler à l’aide aussi mais il savait que cela ne servait à rien, le noble semblait pas réellement concerné par cela.

Il fit néanmoins ce qu’on lui conseillait. Il poussa la flèche en hurlant de douleur et il sentait la flèche lui perforer le corps puis la pointe sortie de la cuisse. C’était une vision étrange que de voir un objet perforer de part en part. Il cassa ensuite la flèche et il tira la partie inférieur vers le sol. Le sang s’épanchait rapidement dans la salle mais il devait faire vite.

Dès que la première flèche était entièrement retirer, l’étrange homme se précipita sur elle et il la regarda avec grand intérêt.

La pointe de la seconde flèche raclé sur l’os de l’épaule et lui arracher des cris de douleurs chaque fois qu’il bougeait un peu trop. Il ne pouvait pas la faire sortir, il commença donc à la tirer en tournant. Il voulait arrêter mais si il ne le faisait pas, il serai probablement mort d’hémorragie ou de maladie. Il l’avait lu dans un article sur les plus grandes causes de mortalités chez les héros. Il tourna à s’en déchirer la peau et il essaya encore et encore à sortir cette flèche mais il n’y arrivait pas et sa main gauche était devenue poisseuse de sang. Il manquait de tourner de l’oeil, comme la fois il y avait du mettre bas une vache.

« - Pousse toi, lui ordonna l’autre. Il posa ses mains sur l’épaule et tout en exerçant une pression, il tira d’un coup sec la flèche. Il fit une grimace quand Il poussa un cri de tout les enfers. On aurait dit un cochon vivant que l’on planté de petits couteaux.

La blessure nette, il s’empressa de prendre la fiole et de la boire. Il sentait son corps réagir à la mixture. Ses chairs se ressoudaient à l’extérieur mais la sensation la plus étrange était l’impression qu’on le touchait les muscles à l’intérieur de lui.

Dès que la sensation se termina, il resta assis, à essayer de comprendre ce qu’il venait de ce passer. L’autre s’était redressé et regarder sa main avec dégoût. Il essuya cette dernière sur un bout de tissus à ses pieds, qui n’était que le bas de pantalon du blessé.

Dans un souffle, Il prit la parole faiblement :

« - Merci. 

- J’ai fais cela pour que tu arrête de hurler. Comment es tu arrivé ici ?

- Je euh.

- Dépêche toi, que j’ai pas envie de te finir. Sa voix était calme mais d’un glacial, cet homme n’avait pas l’habitude qu’on lui fasse perdre son temps.

- Euh le magazine parlait de votre offre d’emplois, vous savez pour gérer le domaine.

- Une offre d'emploi ? Fait moi voir ça. »

Dans la panique, Il essaya de retirer son sac le plus vite mais son corps ressentait encore la douleur de la flèche même si elle avait disparut. Il sortie la pancarte qui obstrué le sac puis il chercha dans ses affaires. Il sorti le magazine et il choisi la bonne page.

L’inconnu nu lui retira des mains et il lu. Haussant un sourcil, il tourna ensuite les pages, il semblait cherchait quelque choses. Il arrêta son choix sur une page en particulier et progressivement son visage changea de couleur. Il était en colère cela se voyait. Il rendit avec violence le magazine.

« - Mais quels bande d’abruti, je te jure. Ça doit être un complot. Moui, cela doit être cela. Reste où tu es, je dois envoyé un message. »

 

Toujours nu, il se redressa après avoir vérifier sa main. Il se tourna vers le miroir et il articula quelques choses dans une langue étrange. La surface du miroir ondoya doucement et la forme du verre se transforma petit à petit. Le reflet n’était plus celui de la pièce en désordre mais celle d’un bureau ordonné où trônait des centaines de papiers, des plumes et de l'encre. Un homme un peu rond lisait un papier, bien installé dans un fauteuil qui semblait moelleux.

« - Robert ! Il y a un problème !  L’homme nu interpella celui assit avec violence, sa voix semblait être faite de couteaux pointus. Il pouvait sentir la colère. l’homme assis sursauta et il regarda son miroir avant de détourner les yeux et regarder ailleurs.

- Au noms des dieux, mais habille toi mon garçon. L’homme s’était relevé et faisait tout ce qu’il pouvait pour éviter de regarder l’homme nu. Quel est le problème mon neveu ?

- Il se passe que ta connerie de journal à faillit me coûter la vie.

- Un peu de respect pour mon journal ! Et il faut que tu m’explique un peu.

- Ton journal à donner l’emplacement d’un lieu, alors qu’il n’est pas encore ouvert. Je t’avais demandé six semaines ! Six semaines bordels ! Tu devais pas le divulguer avant.

-Attends, tu veux dire que ?

- Oui, c’est exactement ce que je veux dire. Je n’ai pas eu le temps de m’installer et toi tu manque de me faire mourir. Je vais peut-être devoir venir sévir mon cher oncle.

- Non, non il y a erreur, j’avais vérifier. L’homme de l’autre côté du miroir se mit à fouiller partout dans ses papiers. Où je l’ai mis ? Ah voila, regarde, c’est le papier que j’ai envoyé à la presse à imprimer. Il tendit un papier devant le miroir et on pouvait lire clairement les instructions dessus.

- Et bien quelqu’un quelque part à modifier un tout petit peu. Si tu ne veux pas avoir de la visite, fait disparaître cette information. Adieu. »

L’homme nu prononça un mot et le miroir reprit son aspect originel. Il trouvait la scène irréaliste, il était encore chambouler des derniers événements.

Le sorcier, car c’était ce qu’il était, un sorcier, se déplaça vers une malle retourné et il sorti une robe qu’il se passa tranquillement après avoir passé plusieurs minutes nu. La robe noire était couvert de symbole dans une langue que Pallen ne comprenait pas. Tout en grommelant, le mage était en train de relever la table et empiler les papiers dessus, jetant un coup d’œil de temps en à autre sur l’un d’eux.

Toujours assit, Pallen, était totalement perdu, pensait tout n’était que farce, il était tombé et il rêvait, enfin c’était plutôt un cauchemar.

Après quelques secondes, le sorcier le regarda.

« - Toujours assit ? Relève toi et discutons. Tout en replongeant son regard sur un parchemin, il fit signe de se redresser.

Pallen hésita un instant mais il sentait le regard du sorcier sur lui, il préféra ne pas lui donnait de raison de mécontentement. Débout, les vêtements couverts de sang chaud, il se sentait ridicule et faible.

- Bon tu veux être engagé comme gestionnaire de domaine. Tu as déjà eu une expérience de gestion ?

- Euh, je gère une ferme pas loin d’ici, enfin, en partie. Il ne savait pas pourquoi il disait la vérité mais il sentait qu’il ne fallait pas mentir, il ajouta ensuite. Monsieur.

- Une ferme ? Le sorcier haussa un sourcil toujours concentré sur son papier. Hum, d’accord. As tu déjà eu des serviteurs sous tes ordres ?

- Euh oui, euh non, monsieur.

- Sais tu lire, écrire et compter ?

- Euh oui, monsieur.

- Lis ça. Le sorcier lui tendit le parchemin qu’il avait sous la main, il ne semblait pas faire confiance sur de simple mot, il voulait des preuves.

Il prit le papier avec délicatesse et il lisait en silence. C’était un rapport des fonds dont disposait un dénommé Kaenor, envoyé par un groupe appelé les « Maîtres » afin d’implanter un domaine. Il ne comprenait pas totalement les principes du domaine mais la somme alloué était complètement faramineuse. Il lut à voix haute ce qu’il voyait.

- Et qu’on conclus tu ?

- Bah, que le dénommé Kaenor était quelqu’un de riche, monsieur.

- Et c’est tout ? Le sorcier semblait impatient.

- Euh. Il réfléchit un moment avant de comprendre. Que vous êtes monsieur Kaenor.

- Il t’aura fallu du temps pour le comprendre mais on n’est pas à ça près. Après une petite minute de réflexion le mage reprit. Bon tu m’as l’air convenable et comme tu es un paysan, tu sera plus utile au début. Je t’engage. On verra ce qu’on fera de toi plus tard. » Son ton qui était distant au début gagna en résolution subitement.

Il produisait un nouveau papier qu’il tendait au jeune fermier tout en lui arrachant l’autre.

« - Rien de bien anormal, c’est un contrat de travail tout ce qu’il y a de plus classique, avec le salaire hebdomadaire, le condition de travail et les clauses de confidentialité. »

Le fermier regardait le contrat sans comprendre, la main toujours maculé de son sang. Le papier prit une couleur bleue claire étrange et les mots noires semblaient s’agrandir et s’agencer.

« - Bien sur, parlez du domaine aux mauvaises personnes annule le contrat et te tueras.

- Pardon ? Me TUER !?

- Bah tu t’attendais à quoi ? On n’aime pas réellement les traîtres chez nous. Aller le contrat signé par le sang, hop hop au travail. Pallen déposa un doigt couvert de sang sur le bas du parchemin qui se mit à luire un moment et des lettres apparurent pour compléter les éléments manquant.. Bon ça c'est fait, déjà tu vas commencer par nettoyer la pièce, le temps que je réfléchisse. »

Le jeune fermier resta un moment incrédule, il venait d’être engagé, comme cela, sans aucune réelle compétence, non son cerveau n’arrivait pas à analyser l’information. Il devait travailler pour cet étrange mage qui ne semblait avoir aucun scrupule.

Ce dernier toussa, recentrant l’attention de l’employer.

« - Si tu n’as pas compris, tu fais ce que je dis ou je serai obligé de sévir, torture, privation, démembrement et j’en passe. Je me suis fais bien comprendre ? 

- Euh, oui, monsieur. » Pallen tendit le contrat.

Puis il s’empressa de redresser les armoires et il rangeait papiers et parchemins dedans. Couvert de sueur, il regardait autour de lui. Il préférait laisser la zone de repos de son nouveau maître, pour éviter des problèmes. Il y avait quand même une certaine zone de respect à avoir. Il resta un moment à regarder la pièce autour de, a part la trace de sang, il ne voyait pas quoi faire et il n’avait pas le matériel pour la laver correctement.

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